Réveil encore très tôt, environ 6h. J’avais dis à la madame que je mangerais à 9h. Donc j’ai attendu. Allongé sur le lit (bien confortable au passage).
Après le petit-déjeuner, petit cappuccino accompagné de 2 tranches de pain de mie avec de la confiture de fraises, elle a gentiment accepté de m’emmener à l’aéroport, gratuitement. C’est toujours 300PHP.
Je monte dans l’avion, je vole pendant 1h15, c’était cool. Arrivé à Cebu, la galère. Tout le réseau téléphonique était arrêté à cause du festival. Pas de connexion mis à part la wifi de l’aéroport. Je me retrouve à devoir chercher un taxi. Puis le seigneur m’a frappé. Je me retrouve avec ma voisine d’avion, une philippine qui ressemblait fortement à une américaine. Elle a prit les choses en main et m’a aidé pour le taxi et on a partagé le trajet. Merci Den !
Après une bonne heure de transport dans ce trafic horrible, j’arrive au point de rdv, un grand hôtel de la ville. Je pensais que j’allais logé dans celui ci, avec Thomas, Glen et un autre français. Une longue attente de 30min, à essayer de capter la wifi d’un café. Puis quelques messages s’envoient, je reçois ceux de Thomas. Quelques minutes après, il arrive, avec Glen. Accueil chaleureux. Et puis Glen nous emmène chez lui. On emprunte une mini rue qui longe l’hôtel, mes espoirs d’endroit confortables s’envolent. On rentre dans un petit bâtiment, avec 1 étage, au milieu de cages pour poules. Ça sent pas bon. J’entre dans la maison, et je vois plein, plein, plein de gens. Peut être une dizaine. Ça parle anglais avec différents accents. Ou suis-je tombé ? Je pose mon sac au milieu des autres, je bois un coup. On fait les présentations, quelques filipinos, un italien (la définition parfaite du ritale), un allemand, un myanmarien (?, jsais pas le nom des habitants de ce pays), et surement des autres, je me souviens déjà plus, pas important. Bref, j’avais déjà envie de partir en courant.

Je prend une douche, enfin j’essaye. C’était juste un seau d’eau (froide évidemment) et une casserole. Je serre les dents et j’essaie de me laver. Après ça, j’observe de plus près cette salle de bain: résultat, c’est crado. Le ménage est pas fait, des fourmis se baladent gentiment, même un petit lézard. Le robinet du lavabo est hors service, pratique pour se laver les mains. Fallait oublier notre petit confort occidental et faire avec…
Plus tard, on se met à boire un peu, alcool dégueux mais bon. Ça détend un peu. Le soir, on sort dans les rues pour aller « faire la fête ». Tous les bars étaient déjà remplis. Ça casse les oreilles, mais l’ambiance est cool. Vers 22h, un groupe de groopies filipinos me demande des photos. Bon ok, jsuis pas une star mais elles doivent aimer les étrangers. Bref, on rentre vers minuit. Je m’aperçois que mes yeux sont hyper rouges, pas simple de n’avoir qu’une lentille, au milieu d’une ville polluée, en plus de mes yeux sensibles. C’était tellement l’anarchie que je décide de dormir avec.
Dimanche. Nuit de merde, allongé sur un mini tapis, genre tapis de sport d’1cm d’épaisseur. J’ai mal dormi, peut être 4h. Les festivités ont commencé à faire du bruit à 6h. Pas simple pour se rendormir. Finalement on se lève vers 7h30, mes yeux sont encore rouges, normal. On prend rapidement un café, merci Thomas d’être aller acheter des dosettes. On part dans les rues vers 8h30, il y avait déjà des cortèges de danseurs, accompagnés par de gros véhicules avec parfois des gens dessus, quelques « célébrités » du pays, genre acteurs, Miss, chanteurs. Cette parade a duré jusqu’à 16h peut être. C’était long, bruyant, mais joli. J’ai pu prendre une photo avec une « reine de cortège » (mais je l’ai pas encore récupérée).
Melvin, le mec venant de Myanmar et Carla, une filipina amie de Glen me proposent de me faire une visite guidée rapide de la ville. Très chouette, ils sont adorables. Des photos, encore des groopies, des « Hi sir » par dizaines. Un étranger blanc d’1m86, au milieu des petites rues ça passe pas inaperçu…


Journée archi cool, sauf pour mes yeux et mes oreilles. On termine cette soirée dans les rues, bondées de monde. Des gens heureux, qui dansent, chantent. Des enfants essayent de me tartiner de la peinture sur mon visage, les deux premiers je les arrête direct avec une prise de kung fu (nan pas du tout) puis les suivants, je les laisse faire. C’est la fête après tout!

Lundi, réveil encore matinal, début de l’aventure avec Thomas, notre avion est à 10h30, il ne faut pas trainer. Petit grab pour aller à l’aéroport, personne dans les rues, on y arrive très rapidement. Fin de la folie du Sinulog.