RAF#3 – AVANCER MALGRÉ TOUT – Un p'tit blog comme ça

RAF#3 – AVANCER MALGRÉ TOUT

Je décide de me lever vers 4h, je prends le temps de déjeuner et c’est reparti. Il fallait prendre une très longue ligne droite pour quitter la ville, avec plein de voitures et plein de racines qui secouent et donc qui font très mal sur les bobos entre les jambes. Je me sentais malgré tout très bien, je roulais fort.

Au sommet d’une côte je fais une pause épicerie, je prend plein de choses : du jambon de pays, du cantal, des sodas, des chips et du chocolat. J’ai pris le temps de manger, ça m’a fait du bien. 

Sur les coups de midi, à Sommières, je vois une vendeuse de fruits et légumes, je lui prends sa plus grosse pastèque et la dévore comme un singe affamé ! Qu’est ce que ça fait du bien! Cent mètres plus loin je décide de me poser à l’ombre, je mange le restant du Cantal, de chips et m’allonge 30min pour dormir un peu. Papa m’appelle, ça me réveille. Ugh. Quelques kilomètres plus loin, je vois mon bon vieil Erwan en train de manger et siroter un jus, allongé sur un transat devant un resto. Je m’y arrête pour manger aussi! Le serveur accepte que je prenne un menu enfant, Hallelujah ! enfin quelqu’un acceptait cette demande !! Steak frites avec un coca et une glace en dessert. 

Et là clairement c’est le meilleur moment de mon aventure. On était en roue libre tous les deux, complètements détendus à profiter du moment. Notre échange était juste lunaire, les discussions n’avaient aucun sens. On rigolait pour aucune raison, comme deux personnes bourrées. C’était extraordinaire ! 

L’après-midi se passe, de nouveau seul car Erwan était reparti plus vite que moi. Je m’arrête dans un cimetière pour y faire une sieste et m’arroser un peu. Ce grand fou d’Hadrien débarque avec sa clique, également pour boire et se rafraîchir. Il remplit plusieurs arrosoirs qu’il déverse sur lui. Excellent ! Je dors une petite heure, je me réveille avec plein de petites plantes qui s’accrochent dans le dos. Je perds bien cinq minutes à tout enlever. A peine 10 km plus loin, je m’arrête de nouveau dans une boutique pour acheter à manger. Je demande à la vendeuse « Est ce que je peux rentrer mon vélo dans le magasin ? » « non ». « ok merci ». J’étais dans une ville, Uzès, à une heure de pointe, vers 18h. J’étais pas rassuré. Mais rien ne s’est passé, heureusement. Je mange quelques tranches de poulet, une bouteille de jus de fruit et c’est reparti. 

Trente minutes plus tard, j’arrive à Saint-Victor-La-Coste, je vois un restaurant, encore une fois je m’y arrête. Je bois un verre avec de nouveaux amis et je me mets à la recherche d’une chambre pour dormir le soir. Il n’y avait pas grand chose sur les plateformes de réservations. Je décide de demander au patron du bar, on sait jamais! Il me conseille d’aller voir un gite qu’il y avait en face. Le monsieur ouvre directement mais me dit qu’il est complet. Il m’aide cependant à trouver autre chose. Un hôtel dans le village d’après ? J’appelle, c’est dispo, je donne des infos pour réserver. J’ai la lucidité de demander si je pouvais monter le vélo dans la chambre. Il me répond catégoriquement « non, le vélo reste dehors. » Ok lol, bah annulez ma réservation. 

Je retourne au bar pour y manger cette fois, le patron revient vers moi. « Tu as trouvé ? Non… » Une dame vient alors me voir, me demande ce que je fais et me propose de m’aider pour trouver un endroit où dormir. Après deux coups de fil, elle me dégote une chambre dans un gite, pile dans le village. Quelle chance incroyable ! Je fini mon repas, un café gourmand et une salade fruit et fonce vers ce gite.

J’y retrouve une adorable dame, qui me présente la chambre et tout. Il n’y avait qu’un petit soucis, je n’avais que 40 € en liquide sur moi et elle voulait 70 €. Elle accepte de me faire confiance, que je lui enverrai un chèque plus tard. Adorable !! 

-> Masduvieuxchemin.com

Une super douche, une soirée au calme, un lit… quel bonheur de retrouver tout ça !! Je ne traîne pas trop pour me mettre au lit, il était déjà 22 heures. Je venais de faire la journée la moins productive de l’univers. A peine 140 km parcourus en 14 heures. J’ai passé plus de temps à rigoler et manger tranquillement qu’à pédaler !