RAF 2500 – Crash inéluctable – Un p'tit blog comme ça

RAF 2500 – Crash inéluctable

Ce texte n’est vraiment pas agréable à écrire. J’aurais voulu vous raconter mes 2600km sur le vélo, à quel point les paysages de France sont magnifiques, les rencontres enrichissantes que j’aurais pu faire et les anecdotes que j’aurais du vivre pendant ces 10 jours. Mais rien ne s’est passé comme prévu. J’ai pris un mur en pleine gueule et c’était tellement prévisible…

La Race Across France 2500km, c’était LA course qui me faisait rêver depuis que je connais le cyclisme ultra-distance. C’est la course que j’ai découvert en premier, grâce à un p’tit gars habillé en orange qui l’a remportée en 2020, Clément Clisson. Il est devenu un peu comme une idole pour moi, un modèle à suivre pour progresser dans cette discipline. Puis, j’ai rencontré sa soeur en 2021, on est devenu pote. Grâce à elle, j’ai eu la chance de rencontrer Clément et Benoit, leur papa. C’est le fait de la connaitre qui m’a permit de me lancer dans l’ultra. Je ne peux que la remercier, encore une fois!

Le rêve de participer à cette course restait à l’état de rêve jusqu’à l’an passé… où enfin, je me me suis aligné sur le format 1000km. En le terminant, cela m’ouvrait les portes du format 2500km.

Fin octobre, je me suis rué sur les inscriptions, j’étais tellement motivé, impatient et confiant de finir cette course. Mon rêve allait enfin pouvoir se réaliser. 

Toute ma prépa était très bien, en montant crescendo dans les kilomètres. Je ne voulais pas me cramer mentalement ni physiquement comme j’ai pu faire en 2022, j’avais bien trop borné les six premiers mois, du coup en juillet ma tête et mon corps avaient dit stop au vélo… 

L’idée de ma prépa était de borner tranquillement jusqu’en février. Faire des intensités lors de courses FFC en mars, enchainer avec de l’endurance en avril, puis enfin me lancer dans des sorties « ultra » ensuite. J’ai pu faire quatre sorties de ~250km, puis mon tour de Haute-Marne (450km) fin avril. Conclue par une aventure dans les Vosges de 700km et 11000 m d+ sur 3 jours mi-mai. Avant de relâcher pendant deux semaines complètes avant le départ de la RAF. 

J’arrivais avec 5200km dans les jambes. J’étais donc frais et parfaitement en forme, physiquement du moins. 

Entre les blocs d’entrainements, j’ai voulu découvrir le monde du bénévolat sur ce genre de courses. C’est pourquoi je suis allé sur la Race Across Belgique, pendant 5 jours début mai. Une parenthèse incroyable, l’expérience a été folle, j’ai tellement adoré !! Rencontrer ses bénévoles, les coulisses d’une telle organisation, c’était magique. 

Plus tard, je suis allé faire bénévole sur le type de course que je connais le mieux, Le Last Man Riding. Toute autre dimension, beaucoup moins grande mais également super fun !! Se retrouver à jouer à la pétanque à 3h du mat, pour attendre que les coureurs finissent leur tour, ça c’est chouette ! 

Puis, durant le dernier weekend avant le départ vers Dinan, lieu de départ de la RAF, j’ai voulu faire bénévole pour aider mon club qui organisait les championnats Grand-Est. Encore une fois l’expérience été super cool, de belles rencontres, de belles discussions sur le bord de la route. J’ai conduis le véhicule balais sur la première course, j’ai fait photographe sur la seconde. Trop cool ! 

Mais… je me suis oublié.

J’ai commencé à préparer le vélo le mardi (J-8), nouvelle chaine, nouveaux pneus, pose des stickers pour la nuit, c’était facile mais pour le matos, choisir les bonnes choses utiles, se décider sur certains détails, sur ce que je vais porter, manger, prendre, a été impossible, j’en avais pas envie. J’avais peur de me projeter. Comme si je ne voulais pas que l’évènement arrive maintenant… 

J’aime le calme, j’ai besoin de beaucoup « mentaliser » avant de vivre une grande aventure, en restant seul dans ma bulle. La dernière semaine je n’ai pas eu le temps de faire ça. Je devais également avoir une certaine appréhension cachée malgré la confiance en moi que j’avais pour finir cette course. Le jeudi (J-6 avant le départ), des rdv médicaux ne m’ont pas mis dans de bonnes dispositions mentales, le vendredi (J-5) un aller-retour express à Nancy pour faire des petites courses chez Décathlon et récupérer la magnifique tenue Team NXNCY (<3). 

Samedi (J-4) et Dimanche (J-3) c’était donc les championnats Grand-Est. Bénévole quasiment toute la journée. Je rentrais crevé… Même si la séance chez mon amie ostéopathe le dimanche soir m’a vraiment fait du bien.

Départ en voiture pour Dinan le lundi matin (J-2), avec papa. 8 heures de route. On allait retrouver Fabrice. On parle de cette course depuis qu’on a terminé ensemble la 1000km. J’avais trop hâte de le retrouver ! Lundi soir c’était cool, petit resto où l’on retrouve Pierre et sa copine ainsi que Manuel. 

Mardi (J-1), on avait décidé d’aller se balader dans Dinan, aller voir l’effervescence monter à la base de vie. Revoir Stéphane, Jennifer « JEFF », Nico, Lao, la team Dodo et tous les chouettes bénévoles c’était TROP BIEN ! Puis faire des petites courses, charger les batteries et… préparer les dernières affaires. Je n’arrivais toujours pas à me mettre dedans, plein de doutes sur mon matos, ma stratégie, etc… Le fait d’être à trois n’est pas facile pour moi. Prendre des décisions collectives, choisir ce qu’on fait, etc, je ne sais pas faire alors je dis oui à toutes les propositions, même si ce n’est pas ce que je veux faire.

Le soir, nous sommes allés manger avec Alix, Yann et Avril. On a enfin pu manger des crêpes !!

Vers minuit, catastrophe. Impossible de dormir. Depuis des cours de natation pris en avril, j’ai très fréquemment le nez qui se bouche la nuit puis qui coule abondamment la journée, en me brûlant. Cette nuit là, c’était juste horrible. Tout le nez jusqu’à la gorge était bouché, je ne pouvais presque pas avaler ma salive sans que ça me fasse mal. Résultat je ne pouvais pas respirer correctement, j’ai quasi pas dormi, 1h tout au plus, j’ai vidé un paquet de 150 mouchoirs. Un carnage… 

Le mercredi (Jour J), il y avait les formalités à faire : récupérer les dossards, faire le contrôle du matériel, déposer les dropbags. La question de comment on monte les dropbags au départ, comment on s’organise, devait être plus compliqué que résoudre un problème mathématique … Se mettre d’accord quand on est trois… QUEL ENFER. Dans ces moments, je préférerais être vraiment seul c’est tellement plus simple et surtout 0 débat 0 stress. 

Fergus the GOAT !

Les deux maillots que j’arborais : à gauche, le maillot de mon club V.C Chaumontais, à droite le nouveau maillot des copains de la Team NXNCY

Mes affaires n’étaient pas encore prêtes dans mes sacoches. Je n’étais pas habillé, rien. Après les premières formalités, je n’ai pas compris pourquoi on restait dehors en plein cagniard au lieu de se poser au frais. Ok on venait de rendre le premier appart mais on pouvait rentrer à l’hôtel suivant. J’ai été tellement malade de 13h jusqu’au repas de 16h. Je ne faisais que des allers-retours aux WC pour récupérer des mouchoirs et essuyer mon nez qui ne faisait que couler. Vraiment épuisant…. Petit tour dans une pharmacie à la recherche d’un produit miracle… Trop difficile de dormir sur la base de vie, il faisait chaud et il y avait trop de gens qui parlaient, marchaient, etc.

À 16h on mange les bonnes pâtes préparées par Lao et son équipe, on enchaine sur le briefing, qui dure quand même assez longtemps. Libre à 18h, je devais retourner à l’hôtel pour ENFIN pour m’habiller, le temps de prendre une douche, préparer les bidons, mettre sauvagement plein d’affaires dans mes sacoches (sans réflexion parce que je n’avais plus le temps), on devait repartir 20min plus tard direction le départ, situé dans le centre-ville à 15min à vélo. 

On arrive au départ vers 19h10, on a raté les premiers mais pas grave. Il faisait super chaud… On voit l’ambiance monter, j’obtiens un câlin de la géniale Avril, elle me rassure avec ses mots doux et son sourire. 

© RaceAcrossSeries – By Jeff <3

19h30, je commence à entrer dans la file d’attente pour les départs. Ça allait j’étais détendu, je revois Stéphane juste avant de monter sur la rampe de lancement, je le kiffe trop ce mec ! Puis discute sur scène avec le speaker Fergus. On se remémore nos discussions sur le Grand Charles, encore ! haha

19h42, c’est parti… 

Mon départ ! Merci à Maurice pour la vidéo

Je ressens direct que je n’ai pas la même envie qu’un an auparavant à Anglet où j’étais tout excité, où je ne sentais pas mes jambes. Là, je les sentais bien… bien. Je me prends tous les feux rouges directement. J’avais hâte de quitter cette agglomération… Je double rapidement un gars parti très très prudemment. J’ai bien roulé, enfin correctement quoi pendant 1h. Je ne reprenais pas grand monde, quelques fusées me doublaient déjà. 

Je tournais les jambes sans grande envie, j’avais les bras couverts de moucherons, je DÉTESTE ÇA. Forcément, dans la précipitation je n’avais pas trouvé mes manchettes légères… Je déraille plusieurs fois, je ne sais pas pourquoi… Chiant. 

Le parcours était beau, mais constamment des bosses. Ultra casse-pattes. Fabrice me rattrape rapidement, après seulement 2h20 je crois, lors du premier arrêt fontaine. On passe une trentaine de minutes ensemble, je ne voulais même pas tracer comme j’envisageais de faire. C’est là que j’ai compris que je prenais pas de plaisir à être ici. 

Mon nez continuait de couler, j’en foutais déjà plein les manches de mon maillot, noir en plus. C’était dégoutant et énervant !

L’entrée dans la nuit s’est bien passé, j’ai vite mis mon maillot manches longues du club mais comme habituellement, je deviens une limace. Tout le monde me doublait… mais enfin c’est pas grave, je serais frais pour les heures de jour.

Maxime Prieur (GCN en français) m’a rattrapé à 23h45, j’aurais espéré un peu plus tard ! Jean-Michel Bayle (légende française du motocross) à 0h30. Ça ma mit un gros coup au moral lol. Jamais j’aurais imaginé qu’il me rattraperait. Ça montre bien comment j’étais déjà en perdition. Je perds sa roue en m’arrêtant demander de l’eau à un gars qui attendait un de ses potes qui roulait aussi. 

Vers 1h, premier ravito dans un bar ou il y avait une fête et plein de jeunes qui s’amusaient. Nous on était en train de pédaler comme des cons… je demande un cappuccino, trop chaud comme d’hab, je me brûle la langue (une première fois). J’explique ce qu’on fait à deux petits jeunes qui me posent des questions sur la course. L’un avait l’air admiratif, l’autre je voyais dans son regard qu’il nous prenait de haut en mode «vous n’avez pas de vie wesh, c’est nul ce que vous faites ». Je rêve peut-être, bref.

J’enfile jambières et kway parce qu’il commençait à pleuvoir… 500m plus loin au début d’une belle côte, je vois un gars à l’arrêt. Le pauvre avait son moyeu arrière explosé… sa course a du s’arrêter là le pauvre, je me suis senti tellement mal pour lui…

Je repars, je retrouve Maurice, on se suit pendant un bout de temps. Ça commençait à zigzaguer dans les forêts denses bretonnes, des up-and-down incessants, usants. Sous la pluie c’était vraiment chiant. J’avais encore moins envie de pédaler. Je fais une pause ravito, je mange un sandwish poulet pané + frites acheté à Dinan dans l’aprem et nettoyage de l’assise vers 3h du matin, assis sur un mini monument religieux. Désolé. 

Vers 4h, la pluie s’est intensifiée jusqu’à tomber très fort, ça fouettait les jambes et le visage. J’ai directement commencé à chercher un abris. Je voyais les orages au loin, ça illuminait le ciel comme en plein jour ! Après 4km sous cette pluie battante, j’ai trouvé refuge sous un petit préau devant une maison. J’étais trempé…  Un autre gars vraiment pas causant vient à coté de moi, prend les trois quarts de mon banc et commence à ronfler… j’étais énervé là. 

Là où je suis suis abrité le temps de l’orage. C’était pas ouf mais j’ai pas trouvé mieux

J’ai essayé de dormir sur mes genoux, la tête dans une serviette, mais sans succès. Je me suis plutôt chopper un mal de dos. La pluie s’est calmée une bonne heure et demi plus tard… Mais j’étais trempé, gelé, impossible de retirer la buée et la flotte de mes lunettes, je ne voyais rien… j’étais à deux doigts d’abandonner… Mais bon il fallait essayer quand même…

6h du matin, je repars nonchalamment, pas de plaisir, pas de fun, que de la souffrance mentale et la question « qu’est ce que je fou là ?» dans la tête. Le bruit de la flotte continue de raisonner sur mon kway… Je vois Manuel qui sortait du porche d’une église où il avait dormi un peu. Il me rattrape un peu plus loin et on échange quelques mots. Je le laisse partir, j’avais de toute façon pas envie de pédaler. Le voir était chouette mais mon moral continuait à diminuer… Plus rien ne pouvait changer ça. Un peu plus loin, dans un petit pétard, je m’arrête sur le côté gauche de la route. J’en avais plus que marre, je ne voyais même plus la trace GPS sur mon compteur, recouvert de gouttes d’eau et de buée. Mes lunettes n’en parlons pas… Merci le mauvais set-up, pas testé sous la pluie. Mais qui aime rouler sous la pluie ? Je toussais jusqu’à avoir envie de vomir, ou m’étouffer, ou les deux. Ludivine me double et me demande si ça va. Je réponds « oui mais j’ai envie d’arrêter ». Elle a ralenti, elle a du hésiter à faire demi-tour et venir vers moi, mais finalement elle a continuer sa route. Je n’espérais de toute façon rien d’elle. J’étais une cause perdue.

Je décide de repartir sans lunette, la luminosité de mon compteur à fond, économiser la batterie de mon compteur n’était vraiment pas une priorité à ce moment là. Sur une route bien droite mais mal plate, la flotte continuait, sans cesse. Un puis deux fourgons me frôlent vraiment proche… Je leur crie dessus mais aucune réaction de leur part. C’était trop, j’ai pleuré de dépit, de détresse, de perdition, de je ne sais pas quoi. J’étais à bout. La pluie rentrait dans mes yeux myopes, je ne voyais rien… Je me mets à hurler, je vois une belle pente devant moi, je tape le plus gros sprint de ma vie… J’avais besoin d’extérioriser toute cette haine… puis je me remets à pleurer… Je prends la décision de me poser dans le premier abri que je vois, d’appeler Stéphane pour officiellement abandonner. Il était tout juste 7h.  

Puis je repleure, encore et encore. Un rêve venait de s’écrouler. J’étais à Lannion, seul sur mon banc, je voyais les autres cyclistes qui passaient, un par un devant moi. Le temps de calmer un peu mes émotions, puis je pars vers une boulangerie. Je commande une part de brownie, un pain au chocolat (qui s’est transformé en pain au raisin… j’aurais du dire chocolatine peut être ?) et un café. Je me brûle la langue une deuxième fois. On va dire que ça réchauffe. 

Puis j’appelle Papa qui était encore à Dinan, donc pas si loin, pour lui dire de venir me chercher. Je suis resté 4h à attendre dehors, gelé, trempé, je me suis repris des averses de l’espace, c’était vraiment génial. Isabelle me demande comment ça se passe, je l’appelle carrément pour lui expliquer. J’avais besoin de parler je crois. Je reçois un sms de la Team Dodo pour me demander comment ça allait après mon DNF. J’appelle directement Valentin pour lui expliquer. Il ne savait pas trop quoi dire, mais il m’écoutait avec bienveillance. Encore une personne merveilleusement chouette de cette organisation ! 

Vers 11h, papa arrive enfin, on balance toutes mes affaires dans des sacs poubelles, tout était trempé et sale. La chaine toute neuve commençait à rouiller lol. Je me change puis on prend la direction de Quelaines-Saint-Gault à la première base de vie. Sur les 3h de route, j’ai du dormir 2h. On croise Jonas (le 1er provisoire) à 15km de cette base de vie. Mais je suis officiellement le premier cycliste à arriver sur cette base de vie ! Bon ok j’ai triché… Je rends le tracker GPS ainsi que la montre « dodo ». Montre qui a atterri au poignet de Maxime Prieur, la classe!

Cette fois ma Race Across France était finie. 

On passe l’aprem là-bas pour voir les avions arriver. 550km et 5500m de d+ dans ces conditions, parcourues en 19-20h. Ils sont dingues !! Je discute un peu avec tout le monde, les filles de la team dodo sont trop chouettes. Puis on cherche un logement non loin de là. Le soir, on retourne sur la base de vie pour revoir Avril et Fabrice, on lui avait fait quelques courses pour l’aider à continuer son aventure. Ils sont arrivés vers 23h. 

Avec Avril, ça va devenir une habitude les p’tits mots d’encouragement sur les assiettes !

Voilà c’était mon aventure RAF 2500…

C’est 193 kilomètres parcourus au lieu de 2605 et 9h de vélo au lieu de 130-140h. C’est ridicule. 

C’est d’une tristesse… Mais clairement j’ai bien fait abréger ces souffrances. J’aurais été tellement dégouté du vélo à forcer pendant des jours. Je n’étais pas là mentalement, je n’ai pas eu le moindre plaisir, j’étais si épuisé psychologiquement qu’aucune étincelle de motivation n’est apparue. Et puis ce nez malade, allergies ou virus, j’en sais rien. En tout cas c’est assez handicapant de ne pas pouvoir respirer correctement.

Conclusion :

  • Physiquement: j’étais bien, mon entrainement était bien, à renouveler pour la prochaine fois.
  • Mentalement : épuisé avant même le départ. Cette semaine pré-RAF a été catastrophique, je n’étais pas reposé, pas moi même, je n’aurais pas du courir partout, j’aurais du prendre un logement seul à Dinan pour vivre et me préparer à mon rythme. À corriger pour la prochaine fois.
  • Sur le matos : je dois me faire confiance, arrêter de me charger inutilement, j’avais 1001 choses en trop. C’est inutile ! En route, on peut s’adapter et trouver des solutions pour répondre à d’éventuels soucis. 
  • La maladie, le nez bouché, c’est difficile de soigner ça par magie, mais je me dis que ça aurait pu être supporté si tout le reste avait été maitrisé. 

RDV l’an prochain ? On verra. J’ai un an pour mieux me préparer, apprendre de mes erreurs… pourquoi pas faire un 500 ou un 1000km pour me relancer et prendre ma revanche sur ce 2500…

PS : la première revanche se passera en Suisse, sur le format 500km, le 15 août 2025!