Périple Vosgien : retour – Un p'tit blog comme ça

Périple Vosgien : retour

Dimanche 18 mai, réveil tranquille à 7h pour espérer partir avant 10h. Il ne me restait « que » 200km donc en 10h maximum c’est fait. Alors je traine un peu, discute avec ma soeur, papa qui était encore là et je joue avec mon neveu. 

9h30 je démarre, les jambes sont un peu lourdes je sens qu’elles tirent dès que j’appuie un peu fort mais pas le choix il faut pédaler. Le col de la Schlucht au bout de 7km, ça met en jambes. Dans son ascension, plusieurs personnes me doublent dont une nana qui avait l’air d’avoir un gros niveau. Impossible de la suivre dans mon état. Au sommet, enfilade de la veste gore-tex, direction Gérardmer.  Il y avait une grande cyclosportive dans le coin, la Grand Fondo Vosges, je croise pas mal de groupes qui roulaient en sens inverse. Dans la ville je m’arrête dans une boulangerie, je prends une pizza au poulet curry ainsi qu’un cookie et de quoi boire un peu, bouteille d’eau et cannette de coca. Je me pose 15min en face de celle-ci pour manger tout ça, puis repars. 

La route n’était pas très agréable sur 10km, beaucoup de voitures qui roulent super vite, jusqu’à ce que je bifurque sur une petite route toute jolie, direction Rehaupal. Puis jusqu’à quasiment Épinal, une belle route large, peu fréquentée et qui roule super bien. Bien posé sur les prolongateurs j’avale les kilomètres rapidement. 

Pas grand chose à dire sur la suite, énormément de petites routes jusqu’à finir dans des chemins de champs. Donc je suis obligé de faire demi-tour et trouver un contournement. Mon parcours était tellement droit que des erreurs étaient à prévoir… À Lerrain, je fais une pause dans un cimetière pour recharger les bidons et manger tranquillement. 

Vers Vittel, pour contourner une « voie » se terminant sur des cailloux, je dois carrément passer sur une route limitée à 110km/h. Pas très rassurant mais on est dimanche, le trafic reste modéré. A Suriauville, mon GPS m’envoie sur une rue s’appelant « chemin », direct je me méfie et demande à une famille qui habitait dans le carrefour comment devenait ce chemin. La dame me dit clairement que c’est propre au début puis ça devient du chemin blanc en cailloux. Je me fait avoir deux fois mais pas trois !! Je pars sur une autre route.

Les deux dernières heures ont été très longues, sur de véritables montagnes russes, ultra casses-pattes.

Vers 19h20 j’arrive enfin à Jonchery, content, fatigué mentalement mais physiquement ça allait encore très bien ! 

Une belle expérience de quatre jours (ça devait être trois à la base), qui m’a permis de rouler 694km et gravi 11 100m de dénivelé. J’ai revu deux amis ultra cool : Yannick et Geoffrey. Alors ce n’est que du bonheur ! 

RENDEZ-VOUS à DINAN le 11 juin, pour un départ vers 21h. Dossard USS 435 !