Périple Vosgien : l’aller – Un p'tit blog comme ça

Périple Vosgien : l’aller

Afin de me préparer à la Race Across France 2500km qui aura lieu du 11 au 21 juin, je souhaitais réaliser un voyage sur trois jours, pour un total de 600 à 800km. Le but était de m’habituer à enchainer des grosses sorties, sans trop forcer à rouler la nuit non plus. 

Alors j’ai décidé de repartir dans les Vosges, comme l’an dernier, direction la vallée de Munster (68) chez ma soeur. 

Jeudi 15 mai, réveil 5h pour partir à 6h dès le lever du jour. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Je me réveille avec un nez complètement bouché, qui brûle, qui coule à moitié. Rien d’agréable quoi. J’essaie quand même de me soigner mais ça ne passait pas. Alors je retourne me coucher, pour une heure, puis deux. Je n’arrivais pas à sortir du lit, la motivation diminuait. 

Mais c’est finalement à 7h30 que je décide de me lever, je mange, me prépare, vérifie une dernière fois que j’avais tout ce qu’il fallait. 

8h42 je peux enfin prendre le départ. Première étape, le restaurant à coté de Fayl-Billot pour y manger un petit truc. Les kilomètres s’enchainaient, rien à signaler. 

Vers 11h, j’approchais d’une route que j’avais prise deux semaines auparavant sur mon tour de la Haute-Marne. C’était une route qui montait à Montesson, qui m’avait donné un mauvais souvenir. Un bon kilomètre bien pentu qui use déjà les jambes !

Arrivé au restaurant La rose des vents, je tombe sur le fils de Sonia, je commande un coca. Le service ne commençait qu’à midi, alors il était trop tôt pour commander un vrai repas. Cependant je prends un snack, un hot-dog bien généreux avec du vrai pain et une vraie saucisse, sauce ketchup. Je me pose sur l’unique table en terrasse. Très vite une dame me demande si elle peut s’assoir avec moi, bien sur. C’était pour fumer sa clope. J’aime pas trop ça mais je n’allais pas lui dire non. Puis pendant 1h30, on a discuté de tout plein de choses, sa vie, ses projets futurs. Une femme hyper intelligente et fascinante. 

Après une bien trop longue pause, je repars, à 13h. L’après midi se passait bien, les routes étaient belles, agréables, très calmes.

Sur les coups de 15h, je cherchais de l’eau. À Equevilley, je tombe sur probablement la secrétaire de mairie. Elle me propose d’aller me servir dans la mairie. On discute un peu, puis je repars. 

La suite du parcours allait longer les Vosges par le sud. Luxeuil-les-bains, Melissey, Ronchamp. Des endroits que je connais un peu. 

À Ronchamp, je m’arrête dans un supermarché pour acheter des choses à manger, une grande bouteille de Yop vanille notamment (j’en rêvais). Je souhaitais attacher mon vélo à un parking à vélo, mais impossible de me souvenir du code de mon cadenas… tant pis. 

Vers 17h, je croise un petit stand d’un maraicher et lui achète deux pommes. C’est un peu mon péché mignon en ce moment. Je me pose quelques kilomètres plus loin, au bord d’un étang pour les manger. Je tente de boire une boisson Monster que j’avais acheté plus tôt, mais impossible. Ce n’était pas le bon moment pour boire ça… J’en jette la moitié…

J’entre dans le massif vosgiens en prenant un petit col, le col de Hundsruck. Je croyais qu’il était petit mais c’était quand même 8km, en deux parties. Un véritable escalier… 10% -> 3% -> 10% -> 3%… etc, insupportable. 

Une fois passé et la descente avalée, Yannick alias la légende de l’est me rejoint pour grimper le gros morceau de la journée : le Grand Ballon, le sommet des Vosges. Directement on blablate beaucoup, on rigole c’était trop cool de le revoir !! Puis à l’approche d’un pont, la route se dresse d’un coup, je monte vite les pignons puis CRAK! J’avais croisé la chaine. Gros plateau avec le plus gros pignon. À L’AIDE ! La chaine était super tendue, impossible de la bouger. Le dérailleur ultra tendu. J’appelle en panique Valentin le mécano pour savoir quoi faire. Yannick a la bonne idée de retirer l’axe traversant de la roue pour donner du jeu. On réussit à réparer comme ça. Ouf !!  Cependant ça a détruit une dent d’un galet du dérailleur. Je m’en suis rendu compte qu’au lavage du vélo trois jours après. 

On repart puis on attaque les pentes du Grand Ballon. Une belle route large, une pente modérée mais j’étais un peu sec. Le vélo était super chargé, c’était compliqué d’avancer. 

Une fois vers le sommet, sur les parties dégagées, on se rend compte que le vent souffle super fort ! Il était également glacial. On s’habille davantage pour affronter les 3-4 derniers kilomètres. Au sommet, Yannick me prend rapidement en photo, il était pas loin des 22h30 !! Il faisait nuit. Yannick rebrousse chemin, redescend chez lui vers Mulhouse. Merciiiiii infiniment d’avoir été là !! <3 

J’attaque la descente donc seul, emmitouflé dans un maximum d’habits. Il devait faire 5 degrés tout au plus. Il me restait 25km : une partie de la route des Crêtes puis une vraie descente de 12km. 

Au pied d’un petit faux plat montant, je me sentais pas très bien alors je m’arrête et mange quelques trucs : un snickers, deux trois saucissons, je bois bien puis repars. 

Quelques frayeurs dues à des animaux mais rien à signaler. En arrivant dans la vallée en bas, à Sondernach, je me prends comme un mur de froid. Wow c’était dur mais il ne me restait plus que 6km pour arriver chez ma soeur. 

Papa était là et m’attendait impatiemment, prêt à m’aider à mon arrivée. Je pose le vélo vers 23h20. J’avais si froid !! Mais j’avais enfin fini cette journée.

Flavie et Papa m’aident pour préparer mon lit, je vais prendre une douche et file dormir. Fatigué mais ça allait.